En Afrique les peuples Autocthones victimes de la déforestation.
Exclusion sociale renforcée pour les communauté de chasseurs-cueilleurs.
En République démocratique du Congo, les pygmés Twa de la région
En Afrique centrale,
de forêts humides sont aux mains des sociétès forestières. En dehors de la RDC, 71% des zones les plus riches de la forêt humides sont déjà vouées à l'exploitation. Les forêts tropicales humides de la RDC sont essentielles pour ses habitants. Plus de 60 millions de personnes vivent en RDC et environ 40 millions d’entre elles dépendent des forêts pour leurs aliments, leurs médicaments et d’autres produits forestiers non ligneux, ainsi que pour leur énergie et leurs matériaux de construction
L’exploitation forestière industrielle a-t-elle amélioré la vie des communautés locales ?
Les recherches de Greenpeace montrent que l’ensemble des 156 titres soumis à la révision de la légalité chevauchent des régions habitées par des communautés qui dépendent de la forêt. Deux tiers des zones couvertes par ces titres sont habités par des communautés de « Pygmées » chasseurs-cueilleurs. Le Code forestier formalise une procédure existante, dans le cadre de laquelle une société forestière négocie directement avec les communautés les services à offrir en échange de l’autorisation d’exploiter leur territoire. Les investigations de Greenpeace montrent qu’en échange de la possibilité d’extraire du bois valant des centaines de milliers de dollars, les sociétés forestières peuvent faire aux communautés des « cadeaux » ne valant pas plus de 100 dollars au total. Une fois que l’exploitation démarre, la fourniture des services négociés par la communauté, comme la construction d’écoles, est souvent dérisoire, voire inexistante.. Par exemple : es cadeaux offerts aux communautés par Sodefor (une entreprise du groupe NST) comprennent souvent, en échange de l’accès à une forêt, 2 sacs de sel, 18 barres de savon, 4 paquets de café, 24 bouteilles de bière et 2 sacs de sucre. De la sorte, les communautés renoncent à exercer leur droit de protestation contre les activités de la société forestière. En ce qui concerne les activités d’ITB près du Lac Tumba, une communauté « pygmée » Twa a dans un premier temps été exclue des négociations concernant l’accès à la forêt. Par la suite, la société a fait à la communauté une offre « à prendre ou à laisser », que le chef local n’a pu qu’accepter. Greenpeace a également identifié plusieurs cas dans lesquels les autorités ont usé de violences pour réprimer des protestations faisant suite au non-respect des engagements des sociétés forestières vis-à-vis des communautés locales. (Source greenpeace.)
Les papou vivent de chasse et de cuellette, comme la plupart des peuples nomades. La perte de leur forêt les ont privés d'habitat.
Au Cameroun les tribus pygmés Baka, les Sakue, et les Moloudou, chassés de leur habitat.

Photos green peace, magazine déforestation en RDC
Les masaî, bergers nomades, ont étaient les premiers en Afique à perdre leur
térritoire
Ce n’est un secret pour
personne : dans le monde, des
millions d’autochtones ont été chassés de leurs terres pour laisser la place aux géants du pétrole, du métal, du
bois et de l’agriculture. Mais peu de gens savent que la même chose se passe au nom d’une cause bien plus
noble : la protection de l’environnement. Des chefs de tribu de presque tous les continents ont établi une liste des organisations responsables de la destruction de leurs cultures. Parmi
celles-ci figurent non seulement Shell, Texaco, Freeport et Bechtel, mais également des noms bien plus surprenants, tels que les ONG Conservation International (CI), The Nature Conservancy (TNC),
World Wildlife Fund (WWF) et Wildlife Conservation Society (WCS). Il est même possible que l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), pourtant plus sensible aux problèmes
liés à la culture autochtone, y figure. Nous sommes désormais des ennemis de la conservation, a déclaré le chef massaï Martin Saning’o lors d’une session du Congrès mondial de la nature organisée en novembre 2004 sous l’égide de l’UICN
à Bangkok. Au cours des trois dernières décennies, les nomades massaïs ont perdu une large part de leurs pâturages au profit de projets de conservation dans tout l’est de l’Afrique. En fait,
au début, les conservateurs de la nature, c’était nous, a ajouté Martin Saning’o. Dans le silence qui a suivi, il a calmement expliqué la façon traditionnelle dont les éleveurs de
bétail, bergers et nomades, ont toujours préservé leurs pâturages. Puis il a tenté de comprendre l’étrange démarche de préservation de la nature
qui a plongé son peuple dans la misère – plus de 100.000 Massaïs ont été expulsés du sud du Kenya et des plaines du Serengeti, en Tanzanie. Comme les Twas, les Massaïs n’ont pas bénéficié de
compensations adéquates. Leur culture est en train de disparaître et ils vivent dans la misère. Nous ne voulons pas vous ressembler, a poursuivi Martin Saning’o devant une assemblée de
visages blancs choqués. Nous voulons que vous nous ressembliez. Nous sommes ici pour changer vos mentalités. Vous ne pouvez pas protéger l’environnement sans nous. Probablement sans s’en rendre compte, le chef massaï parlait au nom d’un mouvement planétaire grandissant, regroupant des peuples autochtones qui
se considèrent comme des réfugiés de la conservation, à ne pas confondre avec les réfugiés de l’environnement, des populations forcées à abandonner leurs terres en raison de sécheresses,
d’inondations ou d’autres conséquences du chaos climatique.
(source: Mark Dowie pour Orion Magazine (Etats-Unis)
Le 22-02-2007 (Publié sur internet le 04-03-2007
)

